à propos de stop whispering



Je crois qu’une image vaut bien cent mots et qu’une photo peut nourrir à elle seule le monde tout entier. Il suffit simplement de faire abstraction de ce qui nous entoure et de ce qui nous est imposé, de détruire ces barrières et d’essayer, ne serait-ce qu’un instant, de voler. Traverser une image et la vivre, à fond, pour mieux comprendre.

Mon histoire avec la photo n’est pas récente, sans pour autant être très vieille. J’ai commencé avec des jetables et leurs couleurs vives, puis avec un petit appareil standard, mais le désir de posséder un appareil photo n’est réellement apparu qu’il y a 4 ou 5 ans. J’ai donc économisé (= me suis ruinée) pour un compact numérique qui me convenait plutôt bien au début, mais qui a fini par me lasser. L’occasion rêvée s’offrait donc à moi : le reflex numérique. Après des mois de galère pour récolter l’argent nécessaire et des ennuis avec la poste française (qui garde 3 semaines les colis au bureau de poste), j’ai enfin pu appuyé sur le déclencheur et entendre le clic-clac merveilleux et inimitable que fait un reflex, au départ un Canon EOS 300D (fils biologique de Cil). Un an après, j’ai vendu la bête pour passer au 20D, que je possède toujours actuellement et qui va m’accompagner encore longtemps je l’espère.

J’ai également un boîtier argentique (Minolta XG2) que mon père m’a plus ou moins prêté, pour une durée indéterminée, avec un 28mm, un 50mm et 80-200mm. Je n’utilise ce matériel que très rarement, plutôt pour faire du noir et blanc en bonne et due forme avec une péloche Ilford HP5, mais que je dois envoyer au labo, ce qui est assez frustrant, d’où la faible utilisation.

Ayant un stock photos qui grandit de jour en jour, stop whispering – qui est à la base une chanson de Radiohead – est né. Au départ il s’agissait d’un photoblog, auquel j’ai ajouté une section galerie. Cependant, étant une flemme qui se respecte et voyant que ce photoblog était plus que mort, j’ai décidé de ne laisser plus que la galerie, que j’essaierai de mettre à jour le plus souvent possible. Toute personne me connaissant un minimum, et sachant à quel point je voue un culte infini à Alessandro Baricco, comprendra mon envie démesurée d’afficher ici un passage d’un de ses livres, bien que ce qu’il s’y dit ne colle pas parfaitement avec le concept de stop whispering.


[...] Alors ils rendent les armes. Et ils se raccrochent au succédané suprême de l’expérience, à ce qui scelle tous les regards ratés. Ils tirent de leurs housses grises feutrées cette défaite qu’est l’appareil photographique. Ils photographient les Nymphéas. Émouvant. La béquille jetée contre les canons de l’ennemi. Des téléobjectifs de 50 mm lancés en piqué telles des rétines kamikazes sur des flottes de nymphéas en fuite. Et les flashes ne sont même pas autorisés par les principes impitoyables du règlement : ils impressionnent leurs pellicules en cherchant des cadrages humains – impossibles – rectifiés par de mortifiantes flexions sur les genoux, torsions du buste, inclinaisons au-delà du centre de gravité. [...]

BARICCO Alessandro, City, 1999.

Pour finir, je possède donc :

- Canon EOS 300D
- Canon EOS 20D
- EF-S 18-55mm f/3.5-5.6 (qui moisit au fond de mon placard)
- Sigma 17-70mm f/2.8-4.5 DC (lovely)
- EF 50mm f/1.8 II (gorgeous)
- un PC de 14-18
- un Dell Inspiron 1525 sur lequel Photoshop Creative Suite II roule sa bosse avec délectation.

Merci de me contacter par mail pour toute utilisation de mon travail.