But when it’s on, if it’s on, then it’s on





je suis passée sur google analytics tout à l’heure, pour regarder mes keywords. c’est ce que je fais les jours où je m’emmerde comme un hérisson crevé sur une nationale déserte (dieu que j’aime cette expression) ; il faut également dire que les dimanches, accessoirement lendemains de samedis bien arrosés, sont d’excellents candidats à ce genre de sensations. enfin bref. là où je voulais en venir, c’est que quelqu’un a tapé ton nez tes oreilles, ton cou des heures à accumuler l’azur sur google et je trouve ça très joli. non, vraiment, l’image est très intéressante. je pense même à la noter dans un coin de mon cerveau ou dans mon moleskine-foutoir. à méditer, donc.

sinon, bruxelles c’était cool. un peu froid, un peu humide et un peu brumeux, mais bien. si on me demandait ce que j’ai préféré, je dirais sûrement notre escapade à ostende. et je dis pas seulement ça parce que j’y ai vu la mer du nord, ai couru dans le sable et respiré à pleins poumons l’odeur du sel. quand on sait qu’oceano mare est mon livre préféré, on comprend tout de suite mieux pourquoi j’avais envie de crier comme une gamine de 8 ans qui déballe ses cadeaux de noël.

rivoglio l’acqua che sapevi tu
rivoglio il mare
silenzio
luce
e pesci volante
sopra
a volare.

(baricco, novecento)

en conclusion, je dirais que se répéter don’t have high expectations est une assez bonne technique pour ne pas tomber de trop haut. c’est un peu hors sujet, me direz-vous, mais je me comprends. et c’est le principal.

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bande son : the pharcyde - runnin’
et puis aussi : peace, flex and rock’n’roll

I could drag my legs across the desert but my lips would still thirst for you dear





disons les choses telles qu’elles sont : le dernier livre en date de baricco ne m’a pas plu. questa storia est paru en 2005 de l’autre côté des alpes, a été traduit en 2007 et j’ai ensuite attendu sa sortie en poche. il y a sûrement plusieurs facteurs qui me font dire ça :
- je l’assimile très (trop ?) souvent à un auteur incroyable responsable du bijou qu’est océan mer
- je venais de finir un bouquin de kundera, ce qui invite facilement à la comparaison

toujours est-il que je suis déçue. et je me rends compte que baricco n’évolue que peu. depuis son premier roman, châteaux de la colère, toujours la même chose. ce style, qui est très bien manié pour son intouchable océan mer, devient lassant dans cette histoire-là. tout particulièrement à la cinquième partie, "1947. Sinnington, Angleterre". mais ça se laisse lire. dire ceci revient à ne trouver comme compliment pour une personne qu’un médiocre il est gentil, mais je vous rassure : ça reste malgré tout meilleur qu’un lévy.

à présent, j’ai commencé un livre dont j’ai entendu parler il y a longtemps et qui m’avait fait peur à l’époque. marelle de julio cortázar, 600 pages, police 10, 1963. c’est si particulier que je vous ctrl-c/ctrl-v la préface de l’auteur :

A sa façon, ce livre est plusieurs livres mais en particulier deux livres. Le lecteur est invité à choisir entre les deux possibilités suivantes :
Le premier livre se lit comme se lisent les livres d'habitude et il finit au chapitre 56, là où trois jolies petites étoiles équivalent au mot Fin. Après quoi, le lecteur peut laisser tomber sans remords ce qui suit.
Le deuxième livre se lit en commençant au chapitre 73 et en continuant la lecture dans l’ordre indiqué à la fin de chaque chapitre. En cas d’incertitude ou d’oubli il suffira de consulter la liste ci-dessous :
73 - 1- 2- 116 -3 - 84 - 4 - 71 - 5 - 81 - 74 - 6 - 7 - 8 - 93 - 68 - 9 - [etc.]


et le chapitre 104 que j’ai lu tout à l’heure.

La vie, comme un commentaire de quelque chose d’autre que nous ne pouvons atteindre, et qui est là, à portée du saut que nous ne faisons pas.
La vie, un ballet sur un thème historique, une histoire sur un fait vécu, un fait vécu sur un fait réel.
La vie, photographie du noumène, possession dans les ténèbres (femme ? monstre ?), la vie, proxénète de la mort, splendide jeu de cartes, tarot aux formules oubliées que des mains arthritiques rabaissent à n’être plus qu’un lugubre jeu de patience.


bon sinon, j’ai un mac depuis bientôt trois mois. et je le vis bien.

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bande son : bowerbirds - beneath your tree
la prochaine fois : on parlera cinéma et musique. un peu.