How many special people change





Je pense avoir mis quelque chose comme 10 jours pour convertir toute ma musique en .aac et la classer. Ensuite, je me suis attelée à la longue et pénible tâche du rangement d’images (= trier + retoucher des photos non classées depuis février) et de fichiers en tout genre (2 heures pour les marque-pages, haha). Tout ça pour dire qu’à part avoir failli mourir d’une crise d’urticaire quand mon dde n’était plus reconnu par mon inspiron chéri, je suis tombée sur des fichiers très rigolos. Style des photos prises avec ma vieille webcam quand je devais avoir 14 ans : mes converse sur l’écran de mon ordi, mon mascara, etc. Et toujours avec de bonnes et belles retouches photoshopées ; du contraste en veux-tu en voilà, et prends-toi des couleurs cheloues et flashy dans ta face. Je sais que tout le monde meurt d’envie de voir ces merveilles... tadadidam poumpoumpidou :




Bon heureusement que je signais, au cas où on aurait voulu me publier sur skyblog.
Enfin voilà, je voulais aussi vous dire qu’en rangeant mon ordi, je suis arrivée à la conclusion que les nineties, c’était quand même vachement bien. Je dis pas ça parce que j’y étais (ce qui ne serait qu’à moitié vrai), mais plutôt pour des trucs du genre :

- 1990 : Mazzy Star sortait son premier album, She hangs brightly, qui envoie le pâté.

- 1991 : Nevermind de Nirvana et l’album éponyme de Metallica.

- 1992 : Dry de PJ Harvey et Tostaky de Noir Désir.

- 1993 : Pablo Honey de Radiohead. Woohoo !

- 1994 : Grace de Jeff Buckley et The Division Bell de Pink Floyd (!!!). Complètement transcendant. J’en pleure rien qu’à y penser (enfin presque). Et Dummy de Portishead, aussi ! Il ne faudrait pas les oublier...

- 1995 : Ask me tomorrow de Mojave 3 et les débuts de Cat Power avec Dear Sir.

- 1996 : If you’re feeling sinister de Belle and Sebastian (énorme) et No Code de Pearl Jam.

- 1997 : le premier album d’Archive (plus ou moins le seul qui en vaille vraiment la peine), Londinium (énormissime), et Sympathique de Pink Martini (je ne veux pas travaillerrrr). Mais surtout SURTOUT, le grand, l’immense, l’incroyable : OK Computer de Radiohead. Putain 97 c’était trop d’la balle...

- 1998 : Big Calm de Morcheeba et Adore des Smashing Pumpkins.

- 1999 : Californication des Red Hot (j’étais même amoureuse d’Anthony Kiedis) et I oughtta give you a Shot in the Head for making me live in this Dump de Shivaree.

En gros : rock, pop et trip hop ! Mais bon, à côté de ça, y avait aussi Céline Dion et Jean-Jacques Goldman qui font (un peu) de l’ombre à ce beau tableau.

Enfin, là je ne vous parle que de musique. Mais en 1991, Baricco sort son premier roman, Châteaux de la colère et en 1993 Océan mer. Je vais pas tous les citer car ce serait trop long... Mais pour la peine, comme j’ai relu Novecento (1994 comme le dernier album des Floyd... c’est un signe !) pendant ma retraite dans les Alpes, j’ai repéré quelques nouveaux passages à ajouter à mon fichier de citations baricciennes (= j’ai fait des petites croix dans le coin supérieur des pages en attendant de les recopier quelque part) :

« Quand tu ne sais pas ce que c’est, alors c’est du jazz. »

« Mais ce qui ne nous arrivera plus jamais, ça vous pouvez en jurer, c’est d’être assis là, le cul posé sur dix centimètres de fauteuil au-dessus de plusieurs centaines de mètres cubes d’eau, en plein milieu de l’Océan, avec ce miracle devant vos yeux, cette merveille dans vos oreilles, ce rythme dans vos pieds et, dans votre coeur, le sound de l’unique, de l’inimitable, de l’immensément grand ATLANTIC JAZZ BAND!!!!! »

« Bref, quelqu’un alla trouver Jelly Roll Morton et lui dit : il y a un type, sur ce bateau, au piano il fait ce qu’il veut. S’il a envie, il joue du jazz, mais s’il n’a pas envie, il te joue un truc, c’est comme vingt jazz à la fois. »

« Jelly Roll faisait la tête du type à qui on a volé tous ses cadeaux de Noël. Avec deux yeux de loup, il foudroya Novecento et se rassit au piano. Il envoya un blues à faire pleurer un mécano allemand, tu aurais dit qu’il y avait tout le coton de tous les nègres du monde là-dedans, et que lui, il était en train de le ramasser, avec ces notes-là. Un truc à y laisser ton âme. »

« Accoudé à la rambarde, sur le pont des troisièmes classes, Novecento le vit descendre, avec son beau costume blanc et toutes ses valises, de belles valises en cuir clair. Et je me souviens qu’il dit seulement :
« Et au cul aussi le jazz. » »

Voilà. Si je vous ai soulé, tant pis mais fallait que ça sorte !

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Bande son : Supergrass - Kick in the Teeth
Titre de la note : Oasis avec Champagne Supernova (encore les 90s)
Et maintenant : je vais essayer d’installer dotclear 2.

I leave here believing more than I had





Je ne crois pas aux coïncidences. Mais quand j’ai très envie de revoir Into the wild depuis ma sortie de la salle de ciné et que Noémi me dit qu’elle va le voir en VF (ce qui est un sacrilège), je ne peux que me dévouer pour y aller avec elle (et 3 amies) à Lausanne pour la VO.
Résultat des courses : je l’ai revu pour de vrai et il est toujours aussi magnifique. Noémi m’a dit "il me semble que c’est un peu comme Océan mer, tu peux regarder n’importe où, juste un moment, c’est bien". Et c’est exactement ce que je me disais pendant la séance. Peut-être que Sean Penn est devenu le Baricco du cinéma, ou alors Emile Hirsch est une sorte d'Adam en moins tordu. Toujours est-il que je vais attendre patiemment la sortie en DVD et que je m’offrirais par la même occasion la BO et puis Babel aussi, tiens.

Et voilà trois notes de suite pour parler d’Into the wild ; j’ai peur d’avoir viré groupie (sans compter mon agenda sur lequel j’ai collé une, deux trois photos). D’ailleurs, les mauvaises langues disent que je n’y suis retourné que pour le beau Emile tout nu dans la rivière, mais je maintiens que non(, pas seulement).

Rather than love, than money, than faith, than fame, than fairness, give me truth.

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Bande son : Eddie Vedder - Long Nights (forcément)
Humeur du moment : mais hannn !
Image : à ton avis...

A symphony that’s you





Ces derniers temps, je ne fais que des listes. Entre ce que je dois acheter chez Ikea et ce qu’il me reste à faire cette semaine, je vous ai concocté mon top 3 des meilleurs moments de la semaine dernière.

#3 quand j’ai préparé des tagliatelle au ketchup / parmesan (le premier qui râle, je le fouette) en écoutant Kings of Convenience (et en sautillant dans ma cuisine)

#2 quand A. m’a dit que j’avais des abdos. Comme quoi faire 30 minutes de sport par semaine n’est pas vain

#1 quand j’ai découvert la sortie en poche de Homère, Iliade de Baricco, di diou ! Par contre il ne m’enchante pas plus que ça pour le moment

Un petit extrait malgré tout pour le plaisir des yeux :
« Je veux vous raconter ce que je sais, pour que vous compreniez à votre tour ce que j’ai compris : la guerre est une obsession de vieux, qui envoient les jeunes la faire. »

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Bande son : Metallica - Nothing else matters
Pic’ : un bonbon pour celui qui trouve de quoi il s’agit.

She was all right cause the sea was so airtight





Une gorge nouée, du stress, une boule au ventre, du stress, des mains qui tremblent, et encore un peu de stress plus tard : un examen de passé. La sarabande et l’air de Bach m’ont à moitié tuée, je me suis relevée avec peine pendant l’étude de Moszkowski et j’ai achevé les experts avec la danza de la moza donosa de Ginastera. Quelques heures sont passées et je suis toujours aussi frustrée de m’être glorieusement plantée sur cette sarabande que je savais pourtant si bien; effet boule de neige et je ne savais plus ma main gauche sur l’air. J’n’aime pas le par cœur, encore moins quand il s’agit de Bach.
Laissons place à l’Allegro appassionato de Saint-Saëns (que je dois encore apprendre) pour fin mai, voire début juin. Accompagner a du bon : moins de trac, plus de plaisir.

Je sais que mes assidus lecteurs se posent tous la fameuse question TMïque (ou pas). Ca avance, lentement mais sûrement. J’en suis rendue à quelques 50 photos que je juge bonne (environ 800 si on compte les pourries... ne les comptons pas).

Au fait, j’ai commencé Novecento de Baricco en italien il y a déjà un bon bout de temps, je devrais peut-être m’y remettre.

« rivoglio l’acqua che sapevi tu
rivoglio il mare
silenzio
luce
e pesci volante
sopra
a volare. »

« je reveux l’eau que tu connais
je reveux la mer
le silence
la lumière
et les poissons volants
dessus
qui volent. »

BARICCO Alessandro, Novecento, 1994
(traduction de Françoise Brun sous la vo.)

/ edit : 18h55 - ma prof vient de m’appeler... j’ai eu "très bien" et je suis désignée pour faire la clotûre à la fin de l’année avec Ginastera... bordel...

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Bande son + titre : Interpol – Stella was a diver and she was always down
Humeur du moment : tralala zouin zouin pouèt pouèt.
Et puis aussi : je viens de remarquer que je parle de Baricco à peu près une note sur deux...

Peace, ecology and love





« De l’autre côté des vitres, sans une plainte, tous les nuages ont rendu l’âme, et brille l’air limpide, aveuglant, d’une journée ressuscitée du néant. »


Pas de neige, pas de vent, rien. Juste un capital 20D qui augmente, semaine après semaine et qui pourrait bien se voir fondre début février. Que demander de plus pour bien commencer mon TM ? En parlant de lui, il faut toujours que je me trouve un itinéraire, donc si quelqu’un pouvait me trouver un joli parcours dans le canton de Vaud avec, si possible, de l’eau, de la montagne et du plat – un peu de tout, quoi –, j’en serais fort heureuse. J’ai bien pensé à descendre la Venoge, mais c’est un peu beaucoup très long. Ceci n’est pas un appel à l’aide, ni à témoin, d’ailleurs.

Marre de la génération beauf (dixit ma mère) qui ne jure que par ses photos webcamées (grand art question pointillisme, dixit M.). Ces poufions et poufiasses qui ne beuglent que des ‘oh’, ‘hein’ et autres ‘koaaaa’, sans parler des ‘gueule ta’ à leurs camarades de trottoir, commencent sérieusement à me les briser avec leur égoïsme à deux balles. Quand comprendront-ils que la culture, ça n’est pas le mal, contrairement au fait de monter les radiateurs au maximum, quitte à suinter la connerie ?
Une caractéristique du poufion de base des plus intéressantes, selon ma soeur : écouter de la ‘musique’ dans la rue le plus fort possible sur son portable pour grandir son sentiment d’exclusion et d’appartenance à une cité (ou téci, c’est selon).
La génération beauf m’accable.

Pour me remonter le moral – car il ne faut pas oublier que nous sommes le 25 décembre : une jolie souris qui roule et une tablette graphique.
Sans oublier que je me suis visionné la trilogie du Seigneur des Anneaux en deux jours, et que, oui, il faut bien l’avouer, ça m’a fait plaisir (si on ne compte pas les apparitions plus que douteuses d’Arwen la voleuse de rôle) !


« - Quelque fois je me demande ce que nous sommes en train d’attendre.
Silence.
- Qu’il soit trop tard, madame.

C’aurait pu continuer ainsi toujours.
»

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Bande son : Cat Power – Half of you
Livre du moment : Marguerite Yourcenar – Nouvelles orientales
Citations : Alessandro Baricco – Océan mer (what else ?)

red fire is what you breathe





« Posée sur la corniche ultime du monde, à un pas de la fin de la mer, la pension Almayer laissait, ce soir-là encore, l’obscurité réduire peu à peu au silence les couleurs de ses murs : et celles de la terre tout entière et de l’océan tout entier. »

« [...] elle était la haine et le désespoir, elle était la pitié et le renoncement, elle est ce sang et cette chair, elle est cette horreur et cette splendeur. Il n’y a pas de radeau, il n’y a pas d’hommes, il n’y a pas de paroles, de sentiments, de gestes, rien. Il n’y a pas de coupables ni d’innocents, de condamnés ni de sauvés. Il y a seulement la mer. Tout n’est plus que mer. Nous, abandonnés de la terre, nous sommes devenus le ventre de la mer, et le ventre de la mer c’est nous, et en nous elle vit et respire. Et moi je la regarde qui danse dans son manteau étincelant pour la joie de ses yeux à elle, invisibles, et je sais enfin que ce n’est la défaite d’aucun homme, mais seulement le triomphe de la mer, et sa gloire, tout ceci, et alors, alors, HOSANNAH, HOSANNAH, HOSANNAH POUR ELLE, la mer immense, océan mer, plus puissante que tous les puissants, plus merveilleuses que toutes les merveilles, HOSANNAH ET GLOIRE A ELLE, maîtresse et esclave, victime et bourreau, HOSANNAH, la terre s’incline sur son passage et de ses lèvres parfumées lèche les bords de son manteau, SAINTE, TROIS FOIS SAINTE, berceau de tous les nouveau-nés et ventre de toutes les morts, HOSANNAH ET GLOIRE A ELLE, le havre de tous les destins, le grand cœur qui bat, le commencement et la fin, l’horizon et la source, la souveraine du néant, la maîtresse du grand tout, HOSANNAH ET GLOIRE A ELLE, reine du temps et maîtresse des nuits, la seule et l’unique, HOSANNAH car l’horizon lui appartient, et vertigineux est son sein, profond et insondable, ET GLOIRE, GLOIRE, GLOIRE au plus haut des cieux car il n’est pas de ciel qui en Elle ne se reflète et ne se perde, et il n’est pas de terre qui à Elle ne se soumette, Elle l’invincible, Elle la sœur chérie de la lune, la mère attentionnée des douces marées, que devant Elle s’inclinent tous les hommes et qu’ils lancent vers Elle leurs chants de HOSANNAH ET GLOIRE car Elle est en eux, et en eux grandit, et ils vivent et meurent en Elle, et Elle est pour eux le secret et le but et la vérité et la condamnation et le salut et la route unique vers l’éternité, et il en est ainsi, et il continuera d’en être ainsi, jusqu’à la fin des jours, qui sera la fin de la mer, si la mer doit finir, Elle, la Sainte, la Seule et l’Unique, l’Océan Mer, et que pour Elle on chante HOSANNAH ET GLOIRE jusqu’à la fin des siècles. AMEN. »

« En équilibre sur le bord de la terre, à un pas de la mer déchaînée, reposait, immobile, la pension Almayer, plongée dans l’obscurité de la nuit comme un portrait, gage d’amour, dans l’obscurité d’un tiroir. »

BARICCO Alessandro, Océan mer, 1993


Si j’organise un pèlerinage à Turin pour se prosterner devant l’immeuble de Baricco, qui vient ?

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Bande son : Cat Power - Babydoll
Livre du moment : Baricco - Océan mer
Humeur du moment : ce mec est un Dieu.

/ edit : il suffit que je place trois mots d’italien dans les commentaires pour avoir des bots de ce même pays qui débarquent. o_0

How I loved the man



my one-eyed dog


Nous sommes donc le 16 novembre 2006 et il fait 15° à l’ombre. Il ne s’agit pas d’un été indien, d’ailleurs je n’sais pas de quoi il s’agit. Tout ce que je sais, là, tout de suite, c’est que j’ai fichtrement envie d’être au mois de janvier. Pour voir si j’aurai assez d’argent pour un 20D (voire 30D si le destin est clément), pour commencer mon TM (viiite viiite, j’ai tellement d’idées qui fusent dans ma tête), pour voir si la neige sera au rendez-vous cette année, et pour encore un tas d’autres choses.

On a écrit ceci à mon propos, et je dois avouer que ça m’a fait sourire jusqu’au plafond de ma cuisine (private inside joke).
Elle m'a écrit un commentaire parce qu'on est suisses toutes les deux, y a presque 3 ans (bordel!)
Elle a un blog de ouf
Elle m'écrit sur msn, et moi aussi (sans blague!)
Elle me parle en verlan
Elle fait des belles photos
Elle aime le rock fort dans les oreilles
Elle a peur de se perdre dans le Paléo
Elle m'a fait découvrir Baricco
Elle écrit des mots qui se marient pour faire des textes courts mais...
Elle est grande
Elle me fait marrer
Elle me fait dire que des fois internet c'est cool
Elle a une frange
Elle se moque des minettes en rut devant Luke Pritchard
Elle, je la vois vendredi et ça me fait sacrément plaisir parce que, de bleu, ça faisait un paie


Je crois pouvoir facilement dire que j’aime les cours de dessins, que vivement le projet du deuxième semestre, que j’ai remarqué en plein contrôle d’italien que ma prof lisait Novecento : pianiste de Baricco (et que j’ai donc souri au milieu d’une transposition imparfait - passé composé) et que ça fait quelques mois que je m’endors avec mon MP3 dans les oreilles.

old Igor told me
"man, this little flute I play
all through the night
until the light of day"
and when you do play...
Cat Power - Werewolf

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Bande son : Cat Power - Werewolf
Humeur du moment : pola.

Well, we got married in a fever hotter than a pepper sprout





Vous savez, dans le genre long, chiant et déprimant, je propose la candidature du rangement de dossiers. Je veux bien admettre qu’augmenter son capital 20D soit fort alléchant, mais quand il est 17h30 et que ta tête commence à pencher légèrement – pour ne pas dire excessivement – vers l’avant, avec pour but ultime d’atteindre la pile de dossiers, tu te demandes ce que tu fous là. Pour quelques misérables pesetas dans ta poche, tu serais bien restée chez toi à jouer aux Sims avec ta famille Cash qui gagne beaucoup de simflouz.
Le capitalisme, c’est dur !
Et pour me remonter le moral :

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant

Dieu que c’est beau.

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Bande son : The Velvet Underground – Rock and Roll

While mother snakes eat their young




J’aimerais remplir ce blog de citations de Baricco, rallumer le ‘truc’ et, surtout, arriver à sortir tous ces mots qui cogitent depuis quelques temps dans ma tête. Je suis en vacances et crevée, n’est-ce pas paradoxal ?
Prison Break est en fait une série rigolote. Bon, c’est certes un peu exagéré avec des problèmes en veux-tu en voilà, et vas-y que je les résout à chaque fois. Mais je me dis que, pitaing, heureusement qu’ils n’ont pas l’accent américain insupportable façon Meredith dans Grey’s Anatomy. Non parce que je ne pouvais déjà pas la voir sur TF1, mais alors en VO... c’est pire que Britney et autres Jessica Simpson, j’vous assure.
Enfin bon, hein, c’est pas tout, mais je dois faire des bougies pour un marché de Noël moi, histoire d’acheter 2-3 trucs, genre un 350D et un EF-s 60mm 2.8 macro.
Et puis, j’oubliais, mais Arcade Fire est, je cite, un groupe pour ados rebelles. Je préfère ne pas citer ma source, tellement c’est malheureux. Forcément, quand on ne connaît que Rebellion (lies), on a tendance à un peu trop se fier au titre. HONHONHON.

« Je pense aux jours du Sud pleins de malheurs, gâtés par la mort qui nous détache par mottes, qui en glisse des vivants par milliers dans son sac, aussitôt attrapés. L’amour alors est un échange de fortes étreintes, un besoin de nœud. Et au bout de chaque étreinte, au bout de cette paix donnée, il reste le non-dit d’un adieu endurci.
Il est étrange de se savoir perdus tous les jours sans jamais se dire adieu. »

DE LUCA Erri, Trois chevaux, 1999


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Bande son : Joni Mitchell – A Case of you
Humeur du moment : plus ou moins vide.
Et puis aussi : allons tous féliciter Malice, grande gagnante du concours de nouvelle des Editions de l’Hèbe (punaise !)

It was waving the flag of the United States of Calamity, hey



Je suis très fière de votre dernier keyword, j’ai nommé « naid 2 les aventure avec gloria ».
Ceci étant dit, quelques citations de Harold and Maude de Colin Higgins, le livre qu’il est marrant même si c’est pour les cours d’anglais.

« Once you have your basic set, it’s only a question of variation. »
« My, my. How the world so dearly loves a cage. »
« You’ve created something new, something different. Suddenly you’re a somebody. You’ve made a cake. »
« You see, Harold, they’re like the Japanese. At first you think they all look alike, but after you get to know them, you see there is not a repeat in the bunch. »

Fini de rigoler.

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Bande son : Belle and Sebastian – Sleep the Clock around
Humeur du moment : gazou-gazou.

Your heroes for ghosts ?





How I wish, how I wish you were here
We’re just two lost souls swimming in a fish bowl
Year after year
Running over the same old ground
What have we found ?
The same old fears


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Bande son : Pink Floyd - Wish you were here (acoustic)
Livre du moment : Alessandro Baricco - City
Et puis aussi : mmh.

IT’S SHORT JUST LIKE YOUR TEMPER



Il y a très peu de livres qui font cet effet-là. Dévorer chacune des phrases écrites en noir et imaginer chaque espace et chaque instant de chaque ligne.
Tous les livres de Baricco l’ont, cet effet-là.

« Dans la campagne, la vieille ferme de Mato Rujo demeurait aveugle, sculptée en noir contre la lumière du crépuscule. Seule tache dans le profil évidé de la plaine. »

« Mais Tito ne s’arrêtait pas, il se mit à hurler de plus en plus fort, BON DIEU MAIS QU’EST-CE QUE T’AS FAIT ? en secouant el Gurre comme un pantin, BON DIEU MAIS QU’EST-CE QUE T’AS FAIT ? il l’avait soulevé de terre et il n’arrêtait pas de le secouer en l’air, jusqu’à ce que Salinas se mette à hurler à son tour, ARRÊTE IMMÉDIATEMENT, MON GARS, on aurait dit trois fous, abandonnés sur une scène éteinte, ASSEZ MAINTENANT !
D’un théâtre en ruine. »

« L’homme regardait autour de lui sans rien voir. Il était dans ses pensées.
La férocité des enfants, pensait-il.
Nous avons bouleversé la terre d’une manière si violente que nous avons réveillé la férocité des enfants. »

« L’homme hocha légèrement la tête.
- Mais rien n’arriva, parce qu’il manque toujours quelque chose à la vie pour être parfaite.
La femme, la cuillère entre les doigts, regardait le gâteau, posé sur l’assiette, comme si elle était en train d’y chercher la serrure.

De temps en temps quelqu’un frôlait la table en jetant un regard sur eux deux. C’était un couple étrange. Ils n’avaient pas les gestes de deux personnes qui se connaissent. Mais ils se parlaient tout près. Elle, elle semblait s’être habillée pour lui plaire. Aucun des deux n’avait de bague au doigt. On aurait dit peut-être des amants, mais d’il y avait bien longtemps. Ou frère et sœur, pourquoi pas.
- Que savez-vous d’autre sur moi ? demanda la femme.
L’homme eut envie de lui poser la même question. Mais il avait commencé à raconter, et il comprit qu’il aimait ça, que peut-être il attendait depuis des années le moment de le faire, une fois pour toutes, dans la pénombre d’un café, avec trois musiciens, dans un coin, à scander en trois-quatre des airs de danse appris par cœur.
[...]
La femme leva son regard de l’assiette.
- Vous avez des enfants ?
- Non.
- Pourquoi ?
L’homme répondit qu’il faut avoir foi dans le monde pour faire des enfants. »

« - Mon père était un père magnifique. Vous ne me croyez pas ? Et pourquoi ? Pourquoi cette histoire devrait-elle être plus fausse que la vôtre ?
- ...
- On a beau s’efforcer de vivre une seule vie, les autres verront mille autres vies dedans, et c’est pour ça qu’on n’arrive pas à éviter de se faire du mal.
- ... »

« Ils descendirent devant un hôtel qui s’appelait California. L’enseigne grimpait à la verticale le long des quatre étages de l’immeuble. Elle était faite de grandes lettres rouges qui s’allumaient l’une après l’autre. Quand le mot était complet, elle clignotait un peu, puis s’éteignait complètement et recommençait à la première lettre. C. Ca. Cal. Cali. Calif. Califo. Califor. Californ. Californi. California. California. California. California. Noir. »

« Alors elle pensa que, même si la vie est incompréhensible, nous la traversons probablement avec le seul désir de revenir à l’enfer qui nous a engendré, et d’y habiter auprès de qui, un jour, de cet enfer, nous a sauvé. Elle essaya de se demander d’où venait cette absurde fidélité à l’horreur, mais elle s’aperçut qu’elle n’avait pas de réponse. Elle comprenait seulement que rien n’est plus fort que cet instinct de revenir là où on nous a brisé, et de répéter cet instant pendant des années. En pensant seulement que ce qui nous a sauvé une fois pourra nous sauver à jamais. Dans un long enfer identique à celui d’où nous venons. Mais clément tout à coup. Et sans sang. »


BARICCO Alessandro, Sans sang, 2003


Je n’suis pas monomaniaque, ou alors juste un peu...

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Bande son : Bright Eyes – Easy lucky free
Humeur du moment : brrr.
Et puis aussi : des rayons de soleil dans les cheveux.

soyons désinvoltes, n’ayons l’air de rien



The Kills, han


aujourd’hui nous allons voir pourquoi le gymnase de beaulieu est un gymnase hors du commun. hormis le fait que le 14 février, ils nous font le coup de la rose blanche pour un ami et la rose rouge pour un ami et plus si affinités, la journée de l’élégance et miss et mister beaulieu (si c’est pas le te-honnnn grave ça), mon gymnase est une bête niveau profs.

déjà, il y a ma prof de maths qui ne peut s’empêcher de prononcer bien fort certaines lettres. genre : « mettez le iksssssssssssssss (x) en évidencccccccccccccccccccccce », ou encore « zzzzzzzzzzzzzzzzèd (z) à la puissanccccccccccccccccccce disssssssssssssssssssssssssssss (dix) », etc. comme quoi, les cours de maths, ça peut être drôle.
mais il y a surtout mon prof de psycho. j’ai rassemblé quelques unes de ses meilleures phrasounettes qui me donneraient presque envie de dire que le mardi après-midi, il est fort inspiré :

- si vous continuez, je vais jouer à l’avion avec vous. (comprendre : je vais vous jeter par la fenêtre.)
- vos gueules ! en langage de prof, ça donne : auriez-vous l’obligeance de vous taire s’il vous plaît ?
- si vous ouvrez la bouche, je vous tue.
- l’autre jour je regardais un film avec mon amie dombasle. mon amie la dinde dombasle.
- nous allons voir pourquoi les femmes sont supérieures aux hommes biologiquement parlant. mais ne vous inquiétez pas, nous le ferons très rapidement.
- je suis majeur, vous êtes mineure ; je suis prof, vous êtes étudiante ; je suis un homme, vous êtes une femme.
- vous avez utilisé votre lot de 53 questions.
- je m’enthousiasme encore.
- cette chatte me plaît ; j’ai bien envie de lui faire quelques enfants.
- j’fais quoi ? j’pars en courant ou j’tire une claque à bobby ?


après ça, nous pouvons tous conclure que la psychologie, ce n’est vraiment pas ce qu’on croit ; surtout quand je me retrouve chez moi, que je relis mes cours et qu’en fait, on étudie la structure d’un neurone parce que oui, la psychologie, ce n’est pas les carrés rouges et les ronds verts, nonon. la psychologie, c’est le béhaviorisme, le comportementalisme, la perspective biologiste, etc.

sinon, je remercie monsieur cil pour l’arrache cœur de vian, et showbiz de muse. et je souhaite bonne chance à tous les 20sixiens, parce que c’est un peu le bordel pour remettre les blogs en ordre.



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bande son : ghinzu – 21st century crooners
humeur du moment : le vide continental.
et puis aussi : j’étais censée partir à paris avec ma sœur en juin – juillet, mais en fait je refuse d’y retourner sans mon un d50. alors cotisez-vous mes amis, cotisez-vous (quoi, je mets la pression, moi ?).

TOMORROW I’M HAVING A DATE WITH MY BIRTH



you make me feel dancing lalala


« Je vous écris du bout du monde. Il faut que vous le sachiez. Souvent les arbres tremblent. On recueille les feuilles. Elles ont un nombre fou de nervures. Mais à quoi bon ? Plus rien entre elles et l’arbre, et nous nous dispersons gênés. On ne voit rien, que ce qu’il importe si peu de voir. Rien, et cependant on tremble : pourquoi ? »
Henri Michaux, Lointain intérieur



* je suis née pile le jour de mon anniversaire.

* à 2 ans, j’ai foncé en luge contre une voiture.

* à 5 ans, j’ai coupé les poils de mon chien.

* à 6 ans, un méchant garçon me volait tout le temps ma récré pour l’écraser par terre.

* à 8 ans, je voulais devenir peintre.

* jusqu’à 10 ans, mon père me cachait dans la boîte de son violoncelle.

* pendant toute mon enfance j’ai écouté à fond jeanne mas (ahaaaaa lèvres séchées, gorge nouée, tes mains ne servent qu’à fumeeeeeer).

* à 16 ans, je ris à pleins poumons de la connerie humaine.


alors, que demander de plus ?


/ continuer : de danser sur aretha franklin, barry white, ben e. king, etc, de n’en avoir rien à foutre de l’avis des autres, de découvrir environ dix groupes par mois, et de louer trois films par semaine à m’en arracher les yeux.

/ arrêter : de croire que tout le monde il est gentil (pour éviter d’être encore déçue), de couper mes cheveux sans raison, d’envoyer balader le premier abruti qui m’aborde, et de faire des to-do list que je n’tiens jamais.

/ photographier : des choses insignifiantes à leurs yeux, des regards-magiques-yeux-dorés (surtout les siens), et de la lumière à s’en dorer la pilule en plein hiver.

/ voyager : à travers l’europe, c’est-à-dire vienne, berlin, paris, londres, florence, etc.


sinon, merci à lui et à elle pour leurs lettres / cadeaux / etc.



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bande son : johnny cash – hurt
humeur du moment : in love.
et puis aussi : demain je vais me goinfrer de crêpes, mmh.

/edit : et mon père vient de me filer son reflex argentique. bon, certes, il n’a plus de pile (il soupçonne ma mère de les lui avoir prises), ni de film, mais putain quoi !

DIXIT #1


- hééé mais t’as les yeux bleus.
- (??) eh bah au bout de cinq mois, il était temps de le remarquer, hein.
- ouais mais en fait ils sont pas vraiment bleus.


mon oeil dans ta gueule

ouais c’est vrai, mes yeux sont pas bleus, mais marron, excuse-moi.

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bande son : the cardigans - the bluest eyes in texas
humeur du moment : j - moins pas beaucoup avant dionysos aux docks.
et puis aussi : by words est en ligne.