I could drag my legs across the desert but my lips would still thirst for you dear





disons les choses telles qu’elles sont : le dernier livre en date de baricco ne m’a pas plu. questa storia est paru en 2005 de l’autre côté des alpes, a été traduit en 2007 et j’ai ensuite attendu sa sortie en poche. il y a sûrement plusieurs facteurs qui me font dire ça :
- je l’assimile très (trop ?) souvent à un auteur incroyable responsable du bijou qu’est océan mer
- je venais de finir un bouquin de kundera, ce qui invite facilement à la comparaison

toujours est-il que je suis déçue. et je me rends compte que baricco n’évolue que peu. depuis son premier roman, châteaux de la colère, toujours la même chose. ce style, qui est très bien manié pour son intouchable océan mer, devient lassant dans cette histoire-là. tout particulièrement à la cinquième partie, "1947. Sinnington, Angleterre". mais ça se laisse lire. dire ceci revient à ne trouver comme compliment pour une personne qu’un médiocre il est gentil, mais je vous rassure : ça reste malgré tout meilleur qu’un lévy.

à présent, j’ai commencé un livre dont j’ai entendu parler il y a longtemps et qui m’avait fait peur à l’époque. marelle de julio cortázar, 600 pages, police 10, 1963. c’est si particulier que je vous ctrl-c/ctrl-v la préface de l’auteur :

A sa façon, ce livre est plusieurs livres mais en particulier deux livres. Le lecteur est invité à choisir entre les deux possibilités suivantes :
Le premier livre se lit comme se lisent les livres d'habitude et il finit au chapitre 56, là où trois jolies petites étoiles équivalent au mot Fin. Après quoi, le lecteur peut laisser tomber sans remords ce qui suit.
Le deuxième livre se lit en commençant au chapitre 73 et en continuant la lecture dans l’ordre indiqué à la fin de chaque chapitre. En cas d’incertitude ou d’oubli il suffira de consulter la liste ci-dessous :
73 - 1- 2- 116 -3 - 84 - 4 - 71 - 5 - 81 - 74 - 6 - 7 - 8 - 93 - 68 - 9 - [etc.]


et le chapitre 104 que j’ai lu tout à l’heure.

La vie, comme un commentaire de quelque chose d’autre que nous ne pouvons atteindre, et qui est là, à portée du saut que nous ne faisons pas.
La vie, un ballet sur un thème historique, une histoire sur un fait vécu, un fait vécu sur un fait réel.
La vie, photographie du noumène, possession dans les ténèbres (femme ? monstre ?), la vie, proxénète de la mort, splendide jeu de cartes, tarot aux formules oubliées que des mains arthritiques rabaissent à n’être plus qu’un lugubre jeu de patience.


bon sinon, j’ai un mac depuis bientôt trois mois. et je le vis bien.

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bande son : bowerbirds - beneath your tree
la prochaine fois : on parlera cinéma et musique. un peu.

In the bars with the men who play guitars




15 juin 2009 - 21:33



kundera rend mes journées meilleures. je marque phrénétiquement de petites croix dans le coin supérieur droit des pages de ses livres. et la liste des citations s’allonge, encore et toujours.

« Elle rougissait toujours d’avance à l’idée qu’elle allait rougir. » Risibles amours

« (Même la joie que porcure la présence de l’aimé, il faut être seul pour l’éporouver dans sa plénitude.) » Risibles amours

« La conversation devenait de plus en plus scabreuse ; elle en était un peu choquée, mais ne pouvait protester. Dans le jeu on n’est pas libre, pour le joueur le jeu est un piège ; s’il ne s’était agi d’un jeu et s’ils avaient été, l’un pour l’autre, deux inconnus, l’autostoppeuse aurait pu depuis longtemps se sentir offensée et partir ; mais il n’y a pas moyen d’échapper à un jeu ; l’équipe ne peut pas fuir le terrain avant la fin du match, les pions du jeu d’échecs ne peuvent pas sortir des cases de l’échiquier, les limites de l’aire de jeu sont infranchissables. » Risibles amours

« Il y a un lien sacré entre la lenteur et la mémoire, entre la vitesse et l’oubli. Évoquons une situation on ne peut plus banale : un homme marche dans la rue. Soudain, il veut se rappeler quelque chose, mais le souvenir lui échappe. À ce moment, machinalement, il ralentit son pas. Par contre, quelqu’un qui essaie d’oublier un incident pénible qu’il vient de vivre accélère à son insu l’allure de sa marche comme s’il voulait vite s’éloigner de ce qui se trouve, dans le temps, encore trop proche de lui.
Dans la mathématique existentielle cette expérience prend la forme de deux équations élémentaires : le degré de la lenteur est directement proportionnel à l'intensité de la mémoire ; le degré de la vitesse est directement proportionnel à l'intensité de l’oubli. » La lenteur

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bande son : led zeppelin - hey hey what can i do?

If heaven is as heaven does then this is hell for sure



ça me prend souvent par vagues. ou comme une suite de domino qui s’écroulerait sous le poids d’une sorte de doigt divin. je parle de musique, forcément.
d’abord j’ère sur lastfm un peu au hasard, soit par tags soit en regardant les artistes similaires, et un musicien après l’autre, j’arrive finalement à des centaines de nouveaux morceaux à écouter. mon bilan du weekend est bien évidemment très axé folk ; cela n’étonnera personne, je pense. et donc :

- great lake swimmers. quand je les écoute, je n’sais pas si c’est le banjo qui a cet effet sur moi, mais j’ai l’impression de me trouver quelque part dans le nord, coincée entre deux morceaux de banquise. la première piste de leur avant-dernier album, ongiara, m’a procuré les mêmes sentiments que long nights d’eddie vedder, qu’on entend au tout début d’into the wild.

- andrew bird. j’en ai souvent entendu parler, mais je l’ai toujours associé à aphex twin. allez savoir pourquoi, étant donné qu’ils n’ont clairement rien en commun. et puis j’ai écouté fitz and the dizzyspells, paru sur son dernier album, et j’ai eu envie de danser toute la journée. depuis, comme je l’ai dit à noémi, je peux faire des jeux de mots de bas étage en disant que j’aimerais m’allonger dans un champ de blés et écouter les oiseaux siffler. ohooo !

- ra ra riot. ils ont fait un concert à emporter pour la blogothèque et leur interprétation plus acoustique de dying is fine est juste géniale. du coup, j’ai déniché l’album, the rhumb line, et je dandine mes fesses en chantonnant. how great is this !

- puis j’ai entrepris d’écouter noah and the whale, toujours en cae pour la blogo. j’ai bien aimé (il faut encore que je chope des albums), et en allant sur wikipédia, il y avait une photos d’eux en concert avec laura marling. je me suis dit, ouuuh mais qui est cette petite blondinette ? alors madre mia, elle a à peine quelque jours de moins que moi, mais elle me fait penser à joni mitchell. en mieux. sa voix est juste comme je les aime : grave et posée. pas de fioritures à la mariah carey. avec son ep the manic and i et son premier album, alas, i cannot swim, je peux fermer les yeux et m’imaginer au soleil, prenant un petit déjeuner royal avec des croissants, de la brioche, du miel et de la confiture de figues. ne cherchez pas une logique dans mes propos, elle vient juste d’entrer dans mon top ten des artistes féminines folk (avec cat power, marissa nadler, mariee sioux, alela diane, k.c. mckanzie, emily jane white, joan baez, dawn landes, diane chicks) et j’en suis déjà gaga.

et le weekend n’est pas fini.

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bande son : laura marling - the captain and the hourglass
humeur du moment : [...]

et ma vie pour tes yeux lentement s’empoisonne





ça arrive toujours de la même façon. ton coeur qui se serre et tes jambes qui commencent à flancher. l’impression que, quoi que tu fasses, rien ne changera et, toujours, reste l’angoisse.

okay, alors ça c’est dit. maintenant, toutes les choses merveilleuses et imaginables lorsque l’on est en vacances (ce qui ne m’était pas arrivé depuis septembre) peuvent se présenter sous forme de liste, forcément :

- dormir pendant douze heures d’affilée sans se soucier de l’examen de demain, après-demain, la semaine prochaine
- regarder tout plein de séries en mangeant des tartines baguette parisienne + nutella (le fait que je sois une fille conditionne grandement ce comportement)
- écouter james brown en cuisinant. i feeeeel gooood (du moins, essayer de s’en convaincre)
- traîner toute la journée, un thé chaud dans une main et un livre dans l’autre
- dépenser ses sous dans des objets plus ou moins utiles (surtout moins, je dirais, en fait)
- finir de ranger, classer, tagger sa musique. je suis arrivée à 7300 morceaux, et j’en ai encore environ 300 à écouter. c’est là que je me dis que les journées devraient comporter non pas 24h mais au moins 35h
- il me reste encore à extraire des vidéos de youtube et à ranger mes bookmarks accumulés pendant trois mois... inutile de vous dire que je suis loin d’être impatiente : j’hésite encore entre une corde ou sauter directement du haut d'un pont

oh et 2009 s’annonce bien au moins sur un point : nouveaux albums de Beirut, Bon Iver et Marissa Nadler. j’ai déjà écouté les deux premiers sus-cités et mmh, so lovely! bon par contre, ça implique encore de la musique à convertir en m4a, tagger, classer, etc. (vous devez commencer à connaître la chanson de ma maniaquerie légendaire).

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bande son : bon iver - woods
livre du moment : kundera - l’insoutenable légereté de l’être