15 juin 2009 - 21:33



kundera rend mes journées meilleures. je marque phrénétiquement de petites croix dans le coin supérieur droit des pages de ses livres. et la liste des citations s’allonge, encore et toujours.

« Elle rougissait toujours d’avance à l’idée qu’elle allait rougir. » Risibles amours

« (Même la joie que porcure la présence de l’aimé, il faut être seul pour l’éporouver dans sa plénitude.) » Risibles amours

« La conversation devenait de plus en plus scabreuse ; elle en était un peu choquée, mais ne pouvait protester. Dans le jeu on n’est pas libre, pour le joueur le jeu est un piège ; s’il ne s’était agi d’un jeu et s’ils avaient été, l’un pour l’autre, deux inconnus, l’autostoppeuse aurait pu depuis longtemps se sentir offensée et partir ; mais il n’y a pas moyen d’échapper à un jeu ; l’équipe ne peut pas fuir le terrain avant la fin du match, les pions du jeu d’échecs ne peuvent pas sortir des cases de l’échiquier, les limites de l’aire de jeu sont infranchissables. » Risibles amours

« Il y a un lien sacré entre la lenteur et la mémoire, entre la vitesse et l’oubli. Évoquons une situation on ne peut plus banale : un homme marche dans la rue. Soudain, il veut se rappeler quelque chose, mais le souvenir lui échappe. À ce moment, machinalement, il ralentit son pas. Par contre, quelqu’un qui essaie d’oublier un incident pénible qu’il vient de vivre accélère à son insu l’allure de sa marche comme s’il voulait vite s’éloigner de ce qui se trouve, dans le temps, encore trop proche de lui.
Dans la mathématique existentielle cette expérience prend la forme de deux équations élémentaires : le degré de la lenteur est directement proportionnel à l'intensité de la mémoire ; le degré de la vitesse est directement proportionnel à l'intensité de l’oubli. » La lenteur

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bande son : led zeppelin - hey hey what can i do?