How many special people change
Je pense avoir mis quelque chose comme 10 jours pour convertir toute ma musique en .aac et la classer. Ensuite, je me suis attelée à la longue et pénible tâche du rangement d’images (= trier + retoucher des photos non classées depuis février) et de fichiers en tout genre (2 heures pour les marque-pages, haha). Tout ça pour dire qu’à part avoir failli mourir d’une crise d’urticaire quand mon dde n’était plus reconnu par mon inspiron chéri, je suis tombée sur des fichiers très rigolos. Style des photos prises avec ma vieille webcam quand je devais avoir 14 ans : mes converse sur l’écran de mon ordi, mon mascara, etc. Et toujours avec de bonnes et belles retouches photoshopées ; du contraste en veux-tu en voilà, et prends-toi des couleurs cheloues et flashy dans ta face. Je sais que tout le monde meurt d’envie de voir ces merveilles... tadadidam poumpoumpidou :

Bon heureusement que je signais, au cas où on aurait voulu me publier sur skyblog.
Enfin voilà, je voulais aussi vous dire qu’en rangeant mon ordi, je suis arrivée à la conclusion que les nineties, c’était quand même vachement bien. Je dis pas ça parce que j’y étais (ce qui ne serait qu’à moitié vrai), mais plutôt pour des trucs du genre :
- 1990 : Mazzy Star sortait son premier album, She hangs brightly, qui envoie le pâté.
- 1991 : Nevermind de Nirvana et l’album éponyme de Metallica.
- 1992 : Dry de PJ Harvey et Tostaky de Noir Désir.
- 1993 : Pablo Honey de Radiohead. Woohoo !
- 1994 : Grace de Jeff Buckley et The Division Bell de Pink Floyd (!!!). Complètement transcendant. J’en pleure rien qu’à y penser (enfin presque). Et Dummy de Portishead, aussi ! Il ne faudrait pas les oublier...
- 1995 : Ask me tomorrow de Mojave 3 et les débuts de Cat Power avec Dear Sir.
- 1996 : If you’re feeling sinister de Belle and Sebastian (énorme) et No Code de Pearl Jam.
- 1997 : le premier album d’Archive (plus ou moins le seul qui en vaille vraiment la peine), Londinium (énormissime), et Sympathique de Pink Martini (je ne veux pas travaillerrrr). Mais surtout SURTOUT, le grand, l’immense, l’incroyable : OK Computer de Radiohead. Putain 97 c’était trop d’la balle...
- 1998 : Big Calm de Morcheeba et Adore des Smashing Pumpkins.
- 1999 : Californication des Red Hot (j’étais même amoureuse d’Anthony Kiedis) et I oughtta give you a Shot in the Head for making me live in this Dump de Shivaree.
En gros : rock, pop et trip hop ! Mais bon, à côté de ça, y avait aussi Céline Dion et Jean-Jacques Goldman qui font (un peu) de l’ombre à ce beau tableau.
Enfin, là je ne vous parle que de musique. Mais en 1991, Baricco sort son premier roman, Châteaux de la colère et en 1993 Océan mer. Je vais pas tous les citer car ce serait trop long... Mais pour la peine, comme j’ai relu Novecento (1994 comme le dernier album des Floyd... c’est un signe !) pendant ma retraite dans les Alpes, j’ai repéré quelques nouveaux passages à ajouter à mon fichier de citations baricciennes (= j’ai fait des petites croix dans le coin supérieur des pages en attendant de les recopier quelque part) :
« Quand tu ne sais pas ce que c’est, alors c’est du jazz. »
« Mais ce qui ne nous arrivera plus jamais, ça vous pouvez en jurer, c’est d’être assis là, le cul posé sur dix centimètres de fauteuil au-dessus de plusieurs centaines de mètres cubes d’eau, en plein milieu de l’Océan, avec ce miracle devant vos yeux, cette merveille dans vos oreilles, ce rythme dans vos pieds et, dans votre coeur, le sound de l’unique, de l’inimitable, de l’immensément grand ATLANTIC JAZZ BAND!!!!! »
« Bref, quelqu’un alla trouver Jelly Roll Morton et lui dit : il y a un type, sur ce bateau, au piano il fait ce qu’il veut. S’il a envie, il joue du jazz, mais s’il n’a pas envie, il te joue un truc, c’est comme vingt jazz à la fois. »
« Jelly Roll faisait la tête du type à qui on a volé tous ses cadeaux de Noël. Avec deux yeux de loup, il foudroya Novecento et se rassit au piano. Il envoya un blues à faire pleurer un mécano allemand, tu aurais dit qu’il y avait tout le coton de tous les nègres du monde là-dedans, et que lui, il était en train de le ramasser, avec ces notes-là. Un truc à y laisser ton âme. »
« Accoudé à la rambarde, sur le pont des troisièmes classes, Novecento le vit descendre, avec son beau costume blanc et toutes ses valises, de belles valises en cuir clair. Et je me souviens qu’il dit seulement :
« Et au cul aussi le jazz. » »
Voilà. Si je vous ai soulé, tant pis mais fallait que ça sorte !
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Bande son : Supergrass - Kick in the Teeth
Titre de la note : Oasis avec Champagne Supernova (encore les 90s)
Et maintenant : je vais essayer d’installer dotclear 2.

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